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U N__ A N G E__
Lamine était un jeune français de 25 ans, habitant le quartier des Amandiers à Paris dans le 20ème
arrondissement, qui a trouvé la mort le 17 juin 2007 à 4h30 du matin pendant une interpellation par 8
policiers de Paris. Selon la Police des polices (IGS), Lamine serait « mort naturellement d'un arrêt
cardiaque, dans le fourgon de police.»
Ces policiers appelés à 4h pour une « dispute », ont déclaré avoir trouvé Lamine « allongé sous un
véhicule en stationnement devant l'hôtel Nadaud ».
L'enquête de l'IGS révèle que Lamine a été LIGOTÉ avec des menottes aux poignets, un bras passé
par dessus l'épaule, l'autre replié dans le dos, et des liens de contentions posés aux chevilles.
5 agents ont porté Lamine dans le car de Police Secours et l'ont maintenu : 1 agent en appui sur
l'épaule droite, 1 agent en appui sur l'épaule gauche, 1 agent en appui sur le bassin, 1 agent forçait les
jambes à se replier sur le fessier et 1 agent pressait la tête.
Lamine était seul et désarmé, sous l'autorité et la responsabilité de 8 professionnels de la sécurité.
La famille a déposé une plainte avec constitution de partie civile le 22 juin 2007.
Un comité de soutien s'est formé pour exiger que toute la lumière soit faite sur les circonstances du
décès de Lamine, et pour que Justice soit rendue.
Nous sommes dans l'attente des conclusions de l'enquête de la Justice.
Les fonctionnaires de police sont actuellement en service.
Le décès de Lamine ne doit pas être oublié.
La première année s'est écoulée sous le silence et le mépris des autorités locales, et des grands
médias autour du décès de Lamine.
Certains médias, sans vérification, ni contrôle, ont diffusé un portrait négatif de la victime.
Dressant un passé de « délinquant drogué ». Comme pour Abdelhakim, Baba, Reda, Moushin et
Larami, Bouna et Zyed, Abou Bakari... Les familles exigent un droit de réponse aux calomnies d'une
certaine presse sur le passé des victimes
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